| Liège - Cotonou. Janvier 2005. |
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Lundi 17 janvier. C'est bien connu, le lundi, les magasins sont fermés. Apparemment, les cabines téléphoniques aussi. Ont-ils rejoint la frontière ? Sont-ils bloqués en douanes ? Ont-ils rencontré un pépin mécanique ? Ont-ils parcouru les 300 Km qui séparent la frontière de Nouakchott ? Peut-être ne sauront nous plus demain. Il ne faut pas s'inquiété, l'équipe est pleine de ressources (non, ce n'est pas la monnaie locale) et un jour est si vite perdu. Il ont prévu de faire une halte de l'autre côté de la frontière, au parc naturel du Banc d'Arguin. Des milliers d'oiseaux s'y arrêtent pendant les migrations. Si vous voulez en savoir plus, voyez ici. Le détour en vaut vraiment la peine et ce ne sont pas les scientifiques de l'équipe qui diront le contraire. Mardi 18 janvier. La route a été difficile hier. Entre la frontière marocaine et Nouakchott la route n'existe pas, c'est ce qu l'on appelle de la "tôle ondulée". Résultat: les amortisseurs sont morts. L'équipe est arrivée à la capitale cette nuit vers une heure du matin après avoir roulé toute la journée et s'être ensablé à plusieurs reprises. Dur dur! Sur place ils vont retrouver d'anciennes connaissances, ça fera plaisir. Il faut aussi vérifier le passage au Sénégal. On parle de taxes assez élevées (250 euros par véhicules) il faut vérifier cela avant de partir. Minuit. Coup de fil de Vinciane, quelques secondes suffisent pour dresser le tableau. Les camionnettes ont fort souffert et les ensablement successif ont épuisé tout le monde. L'une des Ford nécessite des réparations à la suspension. Une bougie est cassée sur une autre. Impossible de trouver une bougie du bon type, ici c'est le règne des japonaises et des françaises. Ça ne fait rien, un garagiste va fabriquer une bougie demain. Le moral tient bon malgré tout mais ce n'est pas facile semble-t-il. Des manquements dans la préparation pèsent lourd une fois sur le terrain. La fatigue ajoute à un certain énervement mais les rencontres et les paysages compensent. La traversée du Sénégal est impossible avec des véhicules âgés, trop de frais et de paprasserie. Sur les conseils d'un "expat" belge, le groupe va mettre le cap sur le Mali demain matin, par une piste en bon état. Il reste 4000 Km. Promis, juré, uniquement de la conduite de jour ! Les prochains contacts risquent d'être fort espacés maintenant.
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